Yaoundé
Bonjour à tous!
Désolé d’avoir mis tant de temps à ajouter à ce site – ça fait trois semaines que je suis pas mal occupé et, je l’avoue, la muse n’était pas au rendez-vous! De plus, ne vous en déplaise, ce n’est pas désagréable de passer des soirées à ne rien faire que de lire des bandes dessinées!
Finalement, finalement, un compte en banque a été ouvert, il y a à peu près trois semaines. Vous vous souviendrez qu’il fallait que je présente à la banque les items suivants avant de pouvoir ouvrir ce fameux compte : une lettre d’affectation venant du Haut Commissariat, un bail, deux photos et une photocopie de mon passeport. J’avais demandé la lettre d’affection auprès du Haut Commissariat il y avait quelque temps, mais on m’avait dit que M. Z, responsable de cette tâche, était en vacances, et qu’il fallait bien attendre son retour. À ce moment-là, il n’y avait aucune presse, alors pas de problème! Et puis, qu’est-ce qu’on peut y faire…? Finalement, j’ai rejoint M. Z, qui m’a gentiment informé que je devrais communiquer avec Mme Y par rapport à la lettre. Hmmm, j’ai souri (j’essaie de sourire quand je montre les dents), et je me suis rendu au bureau de Mme Y, qui, bien sûr, n’était pas à son bureau. C’est ainsi que j’ai appris qu’il valait mieux prendre des rendez-vous pour voir toutes ces personnes. Ainsi dit, ainsi fait, j’ai pris rendez-vous le lendemain, auquel moment Mme Y, très gentiment, m’a dit qu’il valait mieux parler à Mme X, la personne qui m’avait envoyé à M. Z au départ. Pour vous dire que mes dents grinçaient pendant que je souriais et que j’expliquais à Mme Y que cette danse autour des différents bureaux ne m’aidait guère à recevoir la lettre d’affectation tant convoitée. Ah, dit Mme Y, pourquoi ne faites-vous pas une ébauche de la lettre que nous pourrons modifier en temps et lieu? J’étais, comme vous pouvez l’imaginer, un peu contrarié, mais en bon enfant de chœur, j’ai rédigé la lettre. Pourtant, je me disais que je n’étais pas la première personne qui avait besoin de ce genre de document… enfin… J’ai déposé l’ébauche, et, deux jours plus tard, on m’a téléphoné pour me dire que la lettre est prête et que je pouvais passer la chercher. Ce que j’ai fait le lendemain matin…
Ça, c’était la première étape. La deuxième étape…
Je n’avais pas toujours de bail! J’avais un reçu qui démontrait que j’avais bien payé le loyer, mais cela ne constituait pas le bail, et j’ai donc téléphoné à Roger, la personne qui m’a beaucoup aidé par rapport au logement, pour lui demander où on en était avec le fameux bail, qu’on m’avait promis la semaine précédente. Il faut comprendre, entre parenthèses, que l’agence de la banque avec laquelle je veux faire affaire est située dans le même édifice que le Haut Commissariat, et que je voulais m’éviter un déplacement. Hélas, le propriétaire de l’appartement était encore en Europe, donc pas de bail. Misère! Que faire? Pas très heureux, il faut dire, le coopérant… mais je me suis dit, tentons notre chance. Je me suis donc présenté de nouveau à la banque, et j’ai vu une collègue de la personne qui m’avait accueilli à ma dernière visite. Je lui ai expliqué que je voulais ouvrir un compte, et elle a souri. Sortir des formulaires à remplir en double n’a pas pris trop de temps, les remplir en a pris pas mal, surtout qu’il fallait s’assurer que la signature était exactement pareille lorsqu’apposée aux documents (ma signature a la méchante habitude de changer); j’ai déposé les deux photos, on a fait une photocopie du passeport, j’ai donné la lettre d’affectation, une copie de ma lettre de contrat (il faut prouver qu’on a un revenu avant d’ouvrir un compte). Les formulaires dûment remplis, la gentille dame a commencé à entrer des données à l’ordinateur, a vérifié tous les documents et puis, m’a demandé : Pouvez-vous nous indiquer où vous habitez, et peut-être nous faire un petit dessin? Aïe, aïe, je me suis dit, zut et rezut… j’ai fait le petit plan (grâce à mes visites de la ville, je pouvais me situer!), en attendant la question par rapport au bail… OUF! La question n’a pas été posée, et après un total de quatre-vingt-dix minutes, j’ai quitté la banque ayant ouvert un compte. Hé, hé… il est évident, comme l’a dit un de mes collègues, que chacun décide de ce qu’il faut comme documentation pour ouvrir un compte.
Ayant réussi cet exploit, il fallait maintenant se pencher sur la question de meubler l’appartement. Il faut comprendre, bien sûr, que pendant que je me démêlais dans toutes ces dédalles, il fallait aussi que je travaille! Des balles à jongler… Il faut accepter que l’on ne peut accomplir qu’une seule tâche par jour (outre le travail, bien sûr!), car il faut toujours attendre, attendre, attendre…
Le mobilier est fourni par le projet – un bel avantage, il faut l’avouer. Mon prédécesseur avait meublé sa maison, et le mobilier avait été emmagasiné à son départ, il y a dix-huit mois, dans le lot d’une société de déménagement, au compte de l’ACDI. Le jour de la banque, c’était le mercredi 28 novembre, et le jeudi, accompagné de Mme Y, je suis allé « rendre visite », aux meubles afin de me faire connaître du personnel à l’entrepôt. Nous nous sommes mis d’accord que le « vidange du conteneur » se ferait le lundi suivant (hélas…). Bien sûr, avant de pouvoir sortir les meubles, il me fallait une lettre d’autorisation (cri du cœur!) de la part du Haut Commissariat, et on m’a demandé de passer le lundi matin, à 8h30, pour la récupérer. Moi qui espérais aménager cette fin de semaine-là… enfin, on s’y fait.
Le lundi matin est arrivé, et, à mon grand étonnement, tout a marché comme sur des roulettes – incroyable! J’étais certain que le tout prendrait la journée entière (attente, attente, etc.), mais non! La lettre m’attendait au Haut Commissariat, les ouvriers de l’entrepôt étaient arrivés, le camion de déménagement placé devant le conteneur à vider, et, suite à la signature de quelques documents, des tampons tamponnés, les ouvriers ont commencé à déchargé le conteneur. Heureusement que j’avais prévu qu’il y aurait trop de meubles pour mon petit logement, et j’avais convenu avec mon établissement que je pourrais entreposer les meubles dont je n’avais pas besoin tout de suite dans un coin sûr. Et les ouvriers de sortir des meubles, de sortir des meubles, de sortir des meubles, et des boîtes, des boîtes, des boîtes… il était évident que mon prédécesseur avait loué une maison énorme!
Le camion chargé, nous sommes partis à la queue-leu-leu, mon taxi, conduit par Njikam, menant. Arrivés au Centre où je travaille, les meubles ont été déchargés, et le camion est retourné chez lui. Le tout terminé à 11h!
Malheureusement, j’avais des réunions pendant l’après-midi, alors j’ai manqué l’étape suivante, qui était de transporter les meubles que j’avais choisis vers mon nouvel appartement. Tout s’est bien passé, mais on a m’a expliqué que l’un des meubles, une grosse armoire pour la vaisselle, ne pouvait pas « monter l’escalier », et qu’on a dû aller chercher une échelle, de la corde ainsi que du renfort pour pouvoir la hisser au balcon et ainsi au salon! J’aurais bien aimé être témoin de l’exploit, je l’avoue.
Les jours suivants se sont passés à faire du ménage. Heureusement, je n’ai pas eu à faire ça moi-même, surtout que je n’avais pas le temps. Judith, notre nouvelle ménagère, recommandée par un autre Canadien pour qui elle avait travaillé pendant deux ans, est arrivée et a pris charge de tout cela. Bien sûr, il n’y avait rien du tout pour faire le ménage, donc la première tâche a été de courir les magasins pour acheter les balais, les vadrouilles, les seaux, savons, guenilles, etc., ainsi que le nécessaire de cuisine. Judith avait froncé quelque peu les sourcils en arrivant et en voyant l’appartement (« Un peu petit, non? », et, je crois, se sentait prise au dépourvu par l’étroitesse des locaux. J’ai l’impression qu’elle se disait qu’elle venait de descendre de deux ou trois crans dans la société. Je lui ai bien expliqué que ce gîte n’était que temporaire, en attendant que je trouve une maison qui puisse plaire à mon épouse (hem, hem) qui viendrait me rejoindre dans quelques mois. Enfin, toujours avec Njikam au volant, Judith m’a mené dans divers supermarchés afin qu’on puisse s’y procurer le nécessaire. J’ai osé proposer qu’on fasse nos achats dans de petites boutiques locales, puisque je crois fermement qu’on devrait soutenir la population locale, mais Judith a répondu fermement que si on voulait de la qualité, c’était dans les supermarchés qu’il fallait aller et que, à part ça, on y gagnerait du temps! Moi qui espérais marchander…
Je ne peux pas me plaindre, évidemment! Judith a fait un travail extraordinaire quant au nettoyage – planchers propres, meubles reluisants etc. Il faut faire faire une étagère pour la cuisine, ainsi qu’une petite table, car il n’y a pas d’espace de rangement, et il faut bien un endroit pour trancher les légumes. Ces éléments ont été commandés auprès des étudiants en menuiserie du Centre et seront livrés un jour, sans doute…! Je crois que Judith a de la difficulté à comprendre que je ne veux pas faire trop de frais en ce qui concerne l’appartement, puisque je vais déménager. Elle trouve aussi difficile que je n’ai pas acheté un ensemble assorti de vaisselle, d’ustensiles, de vaisselle pour quand on a de la visite, etc. Je ne suis peut-être pas du niveau social auquel elle s’attendait…
Finalement, le 9 décembre, j’étais installé dans l’appartement, les valises vidées et rangées. Le jour précédent s’était passé à faire des courses pour ravitailler la cuisine (enfin, une façon de dire!) et acheter certains éléments nécessaires. J’étais, bien sûr, en taxi avec Njikam qui, finalement, m’a dit que c’était un problème de m’avoir là, parce que je payais trop cher. Il m’a donc déposé à l’hôtel, et est parti à la recherche de tout ce dont j’avais besoin, et est revenu trois heures plus tard, ayant réussi à tout trouver. Il fallait aussi trouver un « frigoriste » pour faire une révision technique du frigo qui ne fonctionnait pas – il s’agissait d’ajouter du gaz, tout simplement. Pas étonnant, étant donné que le frigo avait passé près de deux ans dans un conteneur.
Le frigo n’était pas le seul appareil qui avait besoin de se faire réparer, et il a fallu trois jours pour réparer la cuisinière. L’un des ronds refusait de s’allumer, et il y avait une odeur de gaz dans toute la cuisine, ce qui n’était guère rassurant! Finalement, elle a été réparée, et il ne reste plus que quelques éléments à aller chercher pour la cuisine.
La semaine qui vient de se terminer a été ma première dans l’appartement et il s’est avéré que c’était pas mal occupé, puisqu’il y avait, à tous les jours, des ouvriers à superviser. Le frigo, en fin de compte, au eu besoin de trois visites « médicales », le chauffe-eau, nouvellement installé, avait besoin d’un nouvel interrupteur (on avait utilisé un ancien quand on l’a monté), et puis il y avait des améliorations à apporter au niveau de la cour (toute en béton), question d’augmenter la sécurité.
On parle beaucoup d’insécurité au Cameroun, et on conseille aux expatriés d’avoir en place des systèmes de sécurité qui fonctionnent bien, de ne pas sortir le soir, etc. Je n’ai pas de projets de sortie, puisque je n’ai pas de véhicule, et que je n’ai aucune envie d’essayer de héler un taxi au bord de la route, puisqu’on y voit rien la nuit. Et puis, où aller, tout seul (snif!)? Je suis heureux de vous dire que le système de sécurité est en place, et que deux vigiles se partagent les tâches de garde, un le jour, un la nuit. Le gardien de jour, Daréou, habite non loin de mon appartement, et est très sociable – un peu trop, à mon avis! – et très habile de ses mains, ayant été maçon auparavant. Son français est faible, et j’ai donc un peu de difficulté à communiquer avec lui, mais, dans l’ensemble, on s’entend bien. Il n’a pas grand-chose à faire, mais ça n’a pas l’air de lui déplaire.
Le gardien de nuit, Aurel, quant à lui, est tout un phénomène, fort des arts martiaux, qui m’a passé en entrevue avant d’accepter de travailler pour moi. C’est amusant de se faire interviewer, quand on est l’employeur! Il a été hautement recommandé (il a travaillé pour le compte de divers projets canadiens) et m’a dicté ses conditions minimales afin d’accepter le poste. Outre le salaire, il lui fallait plus d’éclairage dans la cour (c’est fait), une chaise assez confortable (exigence raisonnable, à mon avis), plus de cadenas pour les différentes portières (c’est fait), le « plancher » de l’espace en-dessous de l’escalier, où il se placerait à chaque nuit et dont la surface n’était que sable, devait être bétonné (fait par Daréou), un poste de radio (acheté), une prise au mur en dessous de l’escalier pour y brancher ledit poste (c’est fait), une bouilloire électrique pour qu’il puisse se faire ses trois tasses de café par nuit (c’est acheté), les petits espaces entre les portières et le mur devaient se faire recouvrir d’un peu de tôle afin que les gens ne puissent pas voir s’il était présent. J’ai trouvé le dernier élément un peu bizarre, et je lui ai demandé si ce n’était pas, au contraire, nécessaire que les gens sachent qu’il y était. J’ai eu droit à toute une longue explication que, je l’avoue, je n’ai pas bien comprise. Je lui ai dit que j’allais réfléchir à ça, étant donné que je ne veux pas encourir trop de frais pour un endroit où je ne resterai que quelques mois, et que déjà le bétonnage en avait pris pas mal… je ne sais pas si je l’ai convaincu, mais enfin…
Outre tous les travaux qu’il a commandés, et que j’ai dû superviser, tout en sortant de l’argent à droite et à gauche, il lui fallait aussi des outils de travail, y compris un chandail pour les nuits froide, un manteau pour les nuits encore plus froides, un chapeau, une tuque, une torche, une massue, une machette ainsi qu’un arc et deux ou trois flèches. Un peu médiéval, tout ça! Il a parlé aussi d’une « carabine à oiseaux », mais là j’ai dit que non, il y avait des limites! Il espère aussi que je lui achèterai un petit téléviseur afin qu’il puisse regarder des films pendant qu’il monte la garde. J’ai essayé de comprendre son raisonnement, lui disant que s’il regardait des films, ça voulait dire qu’il ne prêtait pas attention à ce qui se passait autour de lui, mais je ne crois pas l’avoir persuadé du bien-fondé de ma logique. Il insiste que le téléviseur est un élément essentiel pour décourager les voyous qui vont circuler pendant les deux prochaines semaines (temps de Noël), pour profiter de l’absence des gens afin de cambrioler leur demeure. Son raisonnement est que le bruit émanant du poste découragerait ces gens-là. Je lui ai demandé si le bruit émanant du poste de radio n’aurait pas le même effet, et j’ai eu droit à un regard de pitié… J’ai aussi tenté de lui expliquer que je n’avais pas de téléviseur à la maison au Canada et que je n’avais aucun intérêt à en posséder un, mais je crois que cela dépassait son entendement. Pauvre Aurel!
Aurel, ainsi que Judith et Roger (sans parler de Njikam!) sont à la recherche d’une maison pour moi – je crois qu’ils pensent que je ne suis pas à la hauteur du comportement attendu d’un coopérant. Je leur dit que je suis seul pour l’instant, et que je n’ai pas besoin de plus avant quelques mois, mais rien n’y fait… Enfin, pas grave…
Tout ça pour dire que j’ai un grand plaisir à être ici et que je suis installé confortablement. Mon bureau est à dix pas, donc je rentre le midi pour une petite pause et pour voir ce qui s’y passe. Je continue à visiter la ville, habilement conduit par Njikam, qui sait tout sur tout! Tel édifice a été construit par un tel richissime qui est maintenant en prison pour malversations – mais a le droit de sortir tous les jours pour gérer ses affaires, car on ne lui a pas demandé de rembourser l’état, etc. Plusieurs quartiers de la ville ont ainsi été visités, ce qui me donne une bonne idée de ce qu’on peut trouver où. Il y a plusieurs marchés, celui de Mokolo (dont j’ai parlé) étant le plus grand et le plus traditionnel – bourré de monde! Nous y sommes allés faire un tour, mais on n’y est pas resté longtemps, car Njikam s’y sentait mal à l’aise. « Trop de Nigérians, » m’a-t-il dit, « ce sont tous des voleurs, attention à tes poches. » Njikam a pris grand plaisir a me montrer les différents marchés, y compris le Marché des Sauces. Comme il arrive souvent en Afrique, les différents marchés se spécialisent, mais c’était la première fois que j’avais entendu parler d’un marché des sauces. Intéressant comme concept, je m’imaginais des tas de casseroles en train de laisser planer différents fumets. Ce n’est que plus tard que j’ai vu le nom du marché – Marché d’Essos. Dommage…
Sans doute que les journées deviendront routinières à compter de cette semaine, car je crois qu’avec Njikam, j’ai fait le tour de la ville. En parlant de routines, il faut que je vous parle de celle du matin…
Il y a deux salles de bains dans l’appartement, dont une en suite à ma chambre à coucher. Cette dernière n’est pas très grande. Il faut comprendre que le chauffe-eau s’y trouve, accroché au mur à la droite de la cuvette. En se levant de la cuvette, il faut pencher la tête un peu vers la gauche, de peur de se frapper la tête au chauffe-eau ou, pire, le décrocher. Il n’y a pas de bain, mais il y a une douche, qui consiste en une pomme qui vise directement la cuvette de la toilette. Il n’y a pas de rideau, donc, avant de prendre la douche, il faut que je sorte tout ce qui risque de se faire mouiller (papier hygiénique, serviettes, etc,). Ensuite, la douche ne doit pas durer longtemps, car il faut fermer le robinet afin de saisir la raclette pour envoyer l’eau vers le drain avant que ladite eau ne pénètre dans la chambre à coucher – voyez-vous, le plancher penche dans la mauvaise direction. C’est tout un ballet, je vous l’assure, et bien meilleur que le jogging (mais qu’est-ce que j’y connais, moi, au jogging?).
Jusqu’ici, il n’y a pas eu beaucoup de coupures de courant, mais on me dit que cela est plus fréquent pendant la saison des pluies, sans doute à cause des orages. En conséquence, j’ai acheté des tas de bougies, et sans doute que je vais investir dans l’achat de lampes à gaz ou de lanternes à huile. On parle aussi de coupures dans l’approvisionnement de l’eau pendant la saison sèche – ce qui m’étonne un peu, étant donné la quantité de pluie qui tombe ici – mais, voilà, c’en est ainsi. Il faut donc que je m’achète un ou deux fûts afin de stocker un peu d’eau, au cas où… J’espère seulement qu’il n’y aura pas de coupures d’eau avant le mois de janvier, car avec Noël qui s’approche, les magasins commencent à manquer de fournitures, y compris les fûts. Puisque rien ne va se passer entre Noël et le Jour de l’An, il faudra bien que je m’arme de patience!
Yaoundé se prépare au festivités de Noël – c’est bizarre d’entendre « Monsieur la neige » tonner des haut-parleurs en ville (et dans tous les magasins) et de voir des Pères Noël (très blancs!) gonflables dans la plupart des supermarchés. Je me sens obligé de décorer l’appartement un peu…
Eh bien, mes amis, je crois que c’est tout pour le moment. Rien de très excitant, sans doute, et peu d’événements amusants (mais il faut dire qu’on s’y habitue!), mais tout va bien, et je me plais beaucoup. Le boulot a dû prendre du recul cette semaine, mais la semaine qui vient s’annonce normale, même s’il me reste encore quelques formalités à remplir, par exemple, le permis de séjour, et sans doute, quelques éléments encore pour agrémenter la vie dans l’appartement. J’ai trouvé deux bibliothèques d’où je peux trouver de quoi lire, en particulier des BD (hourra!). La grande question, évidemment, demeure : pourrai-je trouver une dinde pour Noël!
Je n’ai pas encore de connexion Internet à l’appartement, mais ça viendra. Déjà, le technicien de la société qui offre les services est passé voir ce qu’il fallait pour assurer une bonne connexion, et j’attends le devis qu’on m’a promis pour le début de la semaine prochaine. J’imagine que la connexion ne sera pas faite avant le mois de janvier, puisque tout, ou presque tout, ferme entre le 21 décembre et le 2 janvier, y compris mon centre. Aurai-je le courage d’aller au cyber-café du coin? À voir… mais il n’y a pas de mal à être obligé de se détendre.
On me tient au courant de la température et du temps qu’il fait au Canada – rassurez-vous, ça ne me manque pas du tout!
Ciao!
David
Monday, December 17, 2007
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