Tuesday, November 20, 2007

La première semaine au Cameroun

Ce qui suit a déjà été envoyé par courriel - mais ne désespérez pas, la suite viendra!

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Yaoundé, le dimanche 18 novembre 2007

Voilà une semaine que je suis à Yaoundé, et je me suis dit que, franchement, je devrais vous faire un petit rapport de ces premiers jours. Je n’ai pas encore commencé le blogue promis (ça ne vous surprend pas!), surtout parce que je ne m’y connais pas encore, mais ça se fera, soyez sans crainte. J’avoue aussi que j’ai passé les soirées à me prélasser sur le balcon de ma chambre d’hôtel, à ne rien faire – du tout nouveau pour moi!

Le voyage s’est très bien passé, même si ça été un peu fatiguant de faire le trajet d’un seul coup (Toronto-Yaoundé, en passant par Paris). J’ai réussi à dormir pendant le vol de Paris à Yaoundé, même si je me réveillais en ronflant, de temps en temps… les pauvres voisins qui ont dû endurer ça! Arrivée en soirée, j’ai bien dormi, et j’ai passé le dimanche à ne rien faire et à apprécier la température. J’ai osé sortir pour un petit bout de temps, afin de trouver un supermarché, où j’ai acheté de l’eau en bouteille, mais comme le supermarché est à cinq minutes de l’hôtel, ce n’était pas une grande aventure!

J’ai commencé au travail dès le lundi matin, et mes collègues paraissent tous sympathiques. Je n’ai pas fait grand-chose, évidemment, c’était vraiment juste un tour pour dire bonjour! Les deux prochaines journées se sont passées à commencer à régler les détails administratifs – enregistrement au Haut Commissariat du Canada, tentative d’ouverture de compte en banque, etc. Il faut aimer ce genre de choses! Par exemple, pour ouvrir un compte en banque, il faut une lettre d’affectation de la part du Haut Commissariat (à venir) confirmant que je fais partie d’un projet de coopération, une photocopie du passeport (pas un problème), deux photos (pas un problème) et une copie du bail (problème!). J’ai expliqué qu’il serait difficile d’avoir une copie d’un bail a) avant d’avoir trouvé un logement, b) avant d’avoir un compte en banque pour faire venir les fonds qui me permettrait de c) payer les trois mois d’avance sans doute requis. Ah..., m’ont-ils dit! Je vais retourner la semaine prochaine, avec la lettre d’affectation, et on verra bien ce qui résultera de tout ça!

Depuis mon arrivée, je me suis promené un peu au centre-ville pour voir ce qu’on y trouve – évidemment, je ne sors que le jour, car, comme dans toute grande ville, ce n’est sans doute pas une bonne idée de se promener la nuit, d’autant plus que l’éclairage (quand il y en a!) n’est pas à la hauteur de nos normes. Essayer de marcher en évitant les nids-de-poule (ou nids-d’éléphant, dans certains cas!) et autres dangers demanderait toute une concentration.

Il y a, évidemment, beaucoup de magasins et de boutiques, qui vendent de tout, à un prix parfois qui fait peur! Il est difficile de pas s’effaroucher devant 395 000 francs pour un frigo – jusqu’à ce qu’on en fasse la traduction (1000 $) qui donne un prix semblable au prix de chez nous! Il y a même du fromage dans les supermarchés (très cher, quelle surprise) et du vin (pas cher du tout!)… Yaoundé est construite sur sept collines (si, si!), et mon hôtel est situé au bas de la colline principale, où se trouvent les administrations et beaucoup de grands magasins.

Jusqu’ici, pas de mauvaises expériences. On m’avait prévenu avant mon départ, et de nouveau à mon arrivée (le Haut Commissariat) de m’attendre à me faire harceler (même harnaquer!) par les vendeurs, les mendiants et des personnes qui chercheraient à tirer profit d’un étranger. Et surtout, m’a-t-on dit, de ne pas me promener à pied… Bien, mon expérience est positive – bien sûr, il y a les vendeurs dans les rues, qui me demandent d’acheter, mais accepte le refus offert avec le sourire. Très peu de mendiants et aucun harcèlement… J’ai trouvé le Centre culturel français où je pourrai m’abonner à la bibliothèque et participer aux diverses activités, ce qui me permettra de rencontrer du monde. Il y a sans doute d’autres centres du même genre, on verra bien!

Hier, samedi, j’ai fait la visite du Marché central afin d’y fouiner un petit peu. C’est un édifice qui a la forme d’un colisée, des tas de kiosques aux périmètres de chaque étage, ainsi que des kiosques au centre, et à l’extérieur. De nouveau, aucun harcèlement, uniquement des regards curieux qui se portaient sur ce blanc bizarre qui se promenait mais qui n’achetait rien. C’était d’ailleurs le but, de me faire connaître pour « le blanc qui n’achète pas », et je retournerai pendant les semaines qui viennent pour asseoir ma réputation. Évidemment, quand viendra le temps d’acheter, il faudra marchander – même dans les boutiques, on marchande (mais pas dans les supermarchés!), donc, faire des courses, c’est une activité qui peut durer longtemps.

Il est évident que les « étranges », du moins les blancs, ne se promènent pas à pied souvent – j’en ai vu quatre autres hier, minorité très visible que nous sommes!

Quant à la température, je n’ai aucune plainte. C’est la fin de la petite saison des pluies, donc il fait beau le jour et il pleut la nuit – on ne pourrait demander mieux. Puisque Yaoundé est en pente (je vous jure que toutes les pentes montent, moi qui adore marcher, comme vous le savez!), la pluie ne crée pas de flaques d’eau, donc les chemins sont pas mal secs le matin. La ville étant située à 700 mètres d’altitude, les températures ne montent pas très haut non plus – le maximum normal, me dit-on, est de 31 C, et le minimum (au mois de mars) 14 C (la nuit, j’espère!). Pour Marion, bien sûr, ce sera la joie, la fourchette de températures ne dépassant pas le maximum qu’elle peut endurer (enfin, 31 C, c’est peut-être un peu haut, mais ce n’est pas du 38).

Un phénomène qui m’a surpris, c’est le manque de moustiques. On ne s’en plaint pas, évidemment, mais comme je m’étais armé de deux douzaines de bouteilles de « Forêt sauvage », je me trouve un peu au dépourvu! On m’a expliqué que vu que ce c’était la saison sèche – en dépit des pluies nocturnes quotidiennes! – qu’il n’y a aucun endroit où peuvent évoluer les moustiques. C’est super, car ça veut dire que je peux me prélasser au balcon tous les soirs sans crainte. Je suis certain qu’il y aura des moustiques pendant la grande saison des pluies, mais au moins j’aurai le temps de m’acclimater avant les attaques… Et, jusqu’ici, je n’ai pas aperçu de bibittes non plus… pourtant, il doit y en avoir, à moins que l’entrée en ville ne leur soit interdite.

Mardi, je croyais avoir trouvé un endroit où habiter – j’ai visité un logement, non loin du centre où je travaille, tout meublé et disponible immédiatement. Le loyer, calculé au quotidien, était raisonnable, étant donné que cela comprenait l’électricité, l’eau et le gardiennage de jour et de nuit. J’étais tout content, et prêt à emménager cette fin de semaine, et j’ai pris rendez-vous avec le propriétaire, hier, samedi. Je voulais un bail de trois mois (ce qui aiderait avec la banque, bien sûr), mais lorsque je l’ai rencontré, il a insisté que le bail devait durer au moins un an. Comme je n’étais pas prêt à signer pour un an, il a finalement accepté de m’offrir l’appartement pour trois mois, mais moyennant une hausse dans le loyer. J’ai exprimé mes regrets, mais j’ai dit que je ne pouvais pas me permettre cette somme, donc je reste à l’hôtel pour encore une semaine. Entretemps, mes collègues, dont le patron, un père salésien, ont fait appel à la paroisse disant que je cherchais une maison, et on me dit que ça ne devrait pas tarder.

Bon, je crois que ça résume la semaine (pas trop de détails, j’espère!) – le travail va bien, la vie est belle, et je m’y plais beaucoup! Je vais faire de mon mieux de mettre en marche le blogue sous peu (ouais, ouais), mais en attendant, je vous écrirai de temps en temps pour vous donner des nouvelles. Ne vous sentez pas obligé(e)s de répondre, car je me prélasse au balcon…

Ciao!

David

2 comments:

Unknown said...

Gaspation! Erreur grammaticale! "Des vendeurs" qui "accepte le refus"... rhôôôô. Quelle honte, mon père, quelle honte...

David Macfarlane said...

Ah... ça peut arriver, surtout quand on ne relit pas avec soin...

Merci quand même - on fera mieux la prochaine fois!